La mine de plomb et d’argent de Propières est inventoriée au XVIe siècle avec d’autres qui ont été exploitées dans le Beaujolais à la fin du Moyen Âge. En comparaison d’autres gisements du Lyonnais et du Beaujolais, aucune archive aujourd’hui connue ne documente précisément cette période d’activité minière. Pourtant, dès la fin du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, des spécialistes des mines à la recherche de gisements de plomb autour de Lyon, les ingénieurs des mines et mineurs du XIXe siècle, retrouvent et décrivent des travaux plus anciens paraissant conséquents à Propières.Attirés par ce passé minier et la présence sur le terrain de nombreux vestiges anciens, des entrepreneurs ont, dès le début du XIXe siècle, essayé de reprendre l’exploitation minière de Propières. Un entrepreneur indépendant et une compagnie formée entre plusieurs entrepreneurs vont, avant 1828, explorer le même filon, parfois à quelques mètres de distance. Pour obtenir la concession, deux demandes concurrentes vont donc s’opposer. Cette période est documentée par de nombreuses archives enregistrées dans les dossiers de demandes de concession conservées aux archives départementales du Rhône et aux archives nationales. Le Beaujolais intègre de nombreuses ressources minières qui ont été exploitées du Moyen Âge à la période contemporaine. Depuis 2005, les recherches archéologiques ont permis de retrouver et d’inventorier plusieurs anciens […]
Cet article s’intéresse aux structures baptismales implantées hors du cadre urbain en Gaule entre le Ve et le VIIe siècle, notamment dans des villae ou des castra. Il interroge les difficultés d’identification archéologique de ces édifices ainsi que les incertitudes pesant sur leur statut, leur fonction et leur relation à l’épiscopat. Loin d’être marginales, ces fondations témoignent d’une dynamique chrétienne enracinée dans des réalités locales, souvent en lien avec des réseaux aristocratiques ou des noyaux d’habitat secondaire. La diversité des contextes invite à dépasser les oppositions entre ville et campagne, et à repenser les modalités d’implantation et de diffusion du christianisme. L’article souligne enfin la nécessité d’éclairer les formes d’encadrement religieux de ces sanctuaires, avant la normalisation conciliaire du VIe siècle, et appelle à de nouvelles enquêtes croisant données archéologiques, topographiques et contextuelles.