Cet article s’intéresse aux structures baptismales implantées hors du cadre urbain en Gaule entre le Ve et le VIIe siècle, notamment dans des villae ou des castra. Il interroge les difficultés d’identification archéologique de ces édifices ainsi que les incertitudes pesant sur leur statut, leur fonction et leur relation à l’épiscopat. Loin d’être marginales, ces fondations témoignent d’une dynamique chrétienne enracinée dans des réalités locales, souvent en lien avec des réseaux aristocratiques ou des noyaux d’habitat secondaire. La diversité des contextes invite à dépasser les oppositions entre ville et campagne, et à repenser les modalités d’implantation et de diffusion du christianisme. L’article souligne enfin la nécessité d’éclairer les formes d’encadrement religieux de ces sanctuaires, avant la normalisation conciliaire du VIe siècle, et appelle à de nouvelles enquêtes croisant données archéologiques, topographiques et contextuelles.